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  RUBRIQUE: LA FOLIE DES MOTS
 Sommaire des articles de cette rubrique
   
 Confidences douloureuses

Confidences douloureuses

 

C’est la peine exagérée qui nous oblige à dire adieu

A quitter le berceau de nos plaisirs pour s’installer

Dans un nid de feu qui brûle, Oh Dieu !

Je t’implore de mes profondeurs, accepte mes larmes salées.

 

Lorsque le cœur devient cendre sous le soleil de midi

Et que le corps tremble pourtant de l’air froid

Qui souffle telle une tempête sur une forêt perdue

C’est le malheur qui lève le voile , dévore sa proie.

 

L’amertume des larmes nous force parfois à oublier

Le goût du sourire , effacé par le déluge des pleurs

Rien n’apaise la blessure d’un cœur sans bouclier

Abandonné seul dans le jeu des joies et malheurs

 

Ma raison se perd dans les sentiers de l’incertitude

Le désir flambant de lever la main et ouvrir mon cœur

Condamner au silence la voix éternelle de l’habitude

Et le sentiment de culpabilité qui fane ma fleure.

 

C’est ainsi que les nuits se découpent en fragments

Et que leur couleur noire se brise sur mon miroir

Serré dans le chemin long ,éternel de l’égarement

 le sang de mes veines écrit mes peines dans un grimoire

 

Je me raconte à l’aube la fable du sommeil pour effacer

Le roman de mes nuits blanches qui m’épuisent

Levant les mains vers les ficelles de lumière enlacées

Je cherche la couleur de ma peau aux traits qui s’amenuisent

 

C’est toujours la même perte lorsque le cœur hésite

Entre vivre et mentir sur le sujet de l’existence

Le sourire sans lumière je le refuse car son mal réside

Dans la robe noire des lèvres sans luminance.

 

Je suis à l’aurore, une feuille oubliée par la nuit

 Et la nuit une étoile qui s‘est égarée le jour

Dans le jardin des astres le malheur m’ennuie

Lorsque mon étincelle s’est épuisée pour toujours.

 

Amal

 

Ecrit le 14 Mars 2008

 

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