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 Passage tiré d'une ébauche d'un projet de roman (le 08/11/2009 à 12h13)

        S’il falait trouver des comparaisons plus plausibles à la joliesse de ce paysage caché que découvrit Lana cette nuit la , juste par curiosité ; la tache serait péniblement difficile . Rien ne semblait réel , tellement chaque chose , cachée derrière les arbres , si loin des regards humains , était comme engloutit dans un abime de mirages. Toutes les viox s’éstompaient  , et toutes les couleurs avaient de nouvelles nuance , de nouveaux traits de finesse , l’air meme semblait plus limpide , comme si le vent était découpé en fragments dimensionnés, qui se brisaient lorsqu’ils touchaient le sol , et répandaient tout autour l’impression de respirer des bulles d’eau , et non des bouffées d’air .le sol était flottant , mou et traversé par des vides , c’est du moins  la seule chose qu’on puisse dire de sa forme invraisemblable et étrangère à toutes les autres . Lana essaya de se frayer un chemin dans toute cette beauté , et elle eut la mauvaise sensation de ne rien comprendre , son champs de vision recevait trop d’images , trop de couleurs et de signes , mais son ésprit était dans un état proche du chaos , tant sa raison n’arrivait pas à admettre les choses impossibles devant elle , elle crut à un reve , mais apperement , elle était bel et bien révéillée et témoin de la plus belle toile naturelle

Tout était noir , mais blanc , tout était étrange , mais très attrayant ; à premiere vue , dès qu’elle reprit ses esprits ,elle remarqua une incohérence absolue dans tout l’endroit , mais elle se rendit compte qu’elle en était la source ,et qu’elle était la seule à être extremement laide dans tout ce puit de beauté . L’enlacement des branches était moins grave ; mais davantage plus mesuré , comme si chaque arbre savait exactement où toucher l’autre , et quelle branche tendre vers elle, quelles feuilles tenir en avant et celles qui devaient rester attachées  à l’obscurité trouble d’autres profondeurs ; tous paraissaient comme ajoutés harmonieusement après l’installation du ciel , et le raffinement des alentours , ils étaient comme la derniere touche d’un pinceau sur une toile achévée , mais qui resterait incomplète sans la présence d’un dernier relief de noir ou de blanc , ce relief était clairement incarné dans les arbres . la fragile lumière qui pénétrait , distillée à travers les branches , ressemblait à un soupcon tout à fait inexistant , elle était claire , trensparente , discrete ; elle était comme le miroir sans couleur qui reflete toutes les images de beauté autour de lui , et qui apparait comme le plus magnifique et le plus prestigieux , on pensant de la sorte , Lana se rappela ce que lui avait dit lucas un jour , et qui l’avait surpris «  toute chose qui rend la brillance de ce qui l’entoure , est en effet plus éclatante que ce qu’elle reflete »  lana se demanda , involontairement ,si  lucas n’était pas venu dans cet endroit avant , et elle rejetta cette idée immédiatement .

Une autre pensé l’effleura ; animée soudainement par le désir de tout découvrir , tout voir et tout toucher , elle s’aventura davantage dans l’ombre des arbres , qui maintenant , commencaient à former une voute grandement levé , comme celle qu’elle avait un jour vu dans un batiment de la ville , les branches n’étaient plus des branches , mais des croisades infinis de couleurs , ils étaient innombrables , comme les myriades d’étoiles attachés au ciel , infiniment nombreuses . les feuilles à leur tour , étaient coupées par endroits , tracant les extremités , et épaisses lorsque deux branches s’entrelacaient ; les troncs , quant à eux , étaient différents de ce qu’ils sont d’ordinaire , dressés fortement , comme soulevant tout le reste de l’entourage , chaque arbre germait du sol mais était presque détaché , montant comme du papier déchiqueté en mille piece , puis regroupé de nouveau . chaque tronc était ciselé sous forme de nombreuse tiges  acérés, dérivant l’une de l’autre ,qui n’avaient pas de source précise , mais qui se rattachaient toutes  dans une seule fin , presque invisible , à cause de la longueur de ces créatures. Le lumière commencait à briller exactement sur la pointe de ces extremités , puis les feuilles sortaient des cotés et la filtraient . Ce mélange donnait l’impression que les rayons quelques peu blancs de la lumière émérgaient des profondeurs de ces tiges , et  coulaient tout autour .

«  Mais quel endroit ! , s’éxclama t’elle , lasse de tant de splendeur »

Des crampes la reprirent aussitôt ,et elle se courba en deux , pour apaiser la lourdeur sur son ventre .

C’est à cet instant qu’une voix découpée , fragile , comme celle d’un cadavre ( si du moins les cadavres parlaient) , résonna derriere elle , elle crut tout d’abord que c’était un autre secret de ce lieu plein d’énigmes , mais lorsque la voix se distingua en paroles humaines , qui ne ressemblaient pas  aux murmures naturels qui emplissaient ce coin du parc , elle se retourna vivement , effrayée et confuse .

Jamais depuis cet instant , elle ne fut si troublée , un être qu’elle ne réussit pas à voir clairement ; se tenait tout près d’elle , grand et droit , apparaissant brusquement , si fortement , qu’il ressemblait à l’irruption du soleil dans l’abime nocturne , elle sentait sa froideur , et transi d’effroi , elle recula . mais ses jambes fléchirent , son corps s’abbatit sur le sol .

La créature était humaine , elle ne le réalisa qu’une fois allongée sur le sol , impuissante  . elle regarda ses yeux , puis se détourna aussitôt , noirs et cruels , ils étaient presque animals , et leur brillance sanguinaire . Des gouttes d’un liquide , ou peut etre était ce juste une illusion  , suintaient au fond des prunelles , et vu la manière dont cet homme fixait lana , il semblait que toute son image se fondait dans ce liquide .

Etendue sur son dos , Lana tremblait de peur, son corps fut travérsé d’un frisson lorsque l’homme aux yeux mouillés la souleva d’un geste fort et souple , elle fut immédiatement sur pieds. Il murmura quelque chose indistinctement , puis fixa sa poitrine . Il devint subitement enragé ,comme s’il s’attendait à voir quelque chose , mais ne la trouvait pas . La deuxième fois , Lana entendit ses paroles, mais ils étaient plus inchoérents que ceux qu’elle n’avait pas entendu « c’est impossible , tout à fait impossible , il s’est trompé , ca s’est sur , ce n’est pas vous , non non , c’est impossible »

Il était comme pris d’une décharge éléctrique , qui le déchirait entièrement , et le pénétrait jusqu’aux profondeurs, son visage était boulevérsé , ses paroles vagues , et il s’embrouillait sans cesse . A un instant ,  Lana sentit son effroi se dissiper devant l’angoisse intense de celui qui la tenait .

Mais il était claire que cette peur ne l’empêchait pas d’agir animalement , il se pencha sur elle puis la lacha brusquement , son corps tomba de nouveau , tout défait de douleur . Ses membre craquèrent en touchant le sol . L’homme noir se déchaina dans un exces de rage , dont elle ne comprit pas la source , il se jetta sur elle , et la souleva encore une fois .  Lana crut que c’était sa fin , la froideur de la peau de son agresseur était trop insupportable , ses entrailles lui donnérent l’impression de se broyer lorsque la main glacial se glissa derriere son dos . Brutalement , avec l’intention de la jeter par terre , la créature agissait comme si elle détruisait un objet trouvé sur son chemin pour liberer les tempete de colere prisonnières de ce regard noir et maladif . Lana quant à elle , avait la sensation de ne plus exister , de s’être tuée elle-même , seulement pour fuir le contact de l’homme noir .  Ne comprenant plus ce qui se passait , étonnée pas les événements étranges qu’elle vivait , elle se résigna cette fois à l’idée que tout ce qui se passait n’était pas réel , que c’était peut etre une simple terreur de someille , elle s’abondonna désésperement, se laissant emporter par la main froide .

 La froideur collée à sa peau se dédoubla soudainement , elle sentit qu’une autre main également dure l’effleura à peine , puis son corps fut délivré de toute étreinte , elle se retrouva seule sur terre , avec seulement une idée floue de ce qui venait de se passer . Elle se rendi ensuite compte qu’un autre corps s’abbatait sur celui qui l’avait attaqué , les deux étaient emmêlés et se débataient , puis chacun lacha l’autre . C’est à cette instant qu’elle reconnu Carlis , elle remarqua son regard noir , et défilant les yeux entre ces deux hommes tout à fait étranges , elle sentit son cœur défaillire , et battre intensément , elle allait s’évanouir , lorsqu’elle les entendis parler comme s’ils se connaissaient , la discussion la révéilla comme un sot d’eau  aspergant son visage dans une matinée hivernale .

 

Amal

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