Je viens de fermer la dernière page de ce livre palpitant ,
et je garde encore le goût particulier de l’aventure que j’ai vécu en le feuilletant pendant des heures et des
nuits .
L’attirant dans ce roman de Dostoïevski n’est pas seulement l’histoire ni le style de
narration parfaitement tenu , mais le niveau très élevé d’analyses
psychologiques, de moralité et de sentiments , un roman de folie intense , de
sentiments qui peuplent un monde russe livré à tous les désastres, je dirai
même un roman où tout est permis dans la vie.
J’ai découvert la littérature russe avec le chef d’œuvre Guerre
et Paix de Tolstoï , et depuis , je ne ma lasse de lire les épaves vivants de
cette littérature , je n’ai pas encore tout lu, je ne suis qu’au début
mais j’ai l’impression d’avoir appris de ces livres autant de choses qu’en
lisant un roman de Balzac ou de Zola . Je ne dis pas que les auteurs français
ne me plaisent pas , loin de là , je les apprécie et adore le littérature
française et mondiale , mais le secret des romans russes , c’est qu’ils
présentent un vaste champs d’idées , et ceci grâce au nombre de page , il faut
tenir compte que Guerre et Paix est un véritable manuscrit de plus de mille
pages .
Crime et Châtiment
présente un tableau psychologique de Raskolnikov un ancien étudiant qui vit
dans la misère et la pauvreté extrême , il assassine une vieille usurière qu’il
juge comme un poux de l’humanité , et tue également sa sœur Elizabeth , dans le
but de marquer un point de départ à sa vie, commencer ce que le manque d’argent
l’a empêché de réaliser. Des toiles saisissantes de malheur, celui de
Raskolnikov , de Sonia qui doit se prostituer pour faire vivre sa famille , de
Avdotia Romanovna qui accepte d’épouser un homme ignoble pour assurer l’avenir de son
frère , mais je crois qu’il y a toujours une dose de bonheur dans chaque
désastre , un brin de beauté dans les mondes les plus laids , cette dose et ce
brin on les touche dans la forte amitié de Razoumikhin , et dans l’amour invincible de Raskolnikov et de Sonia
, mais également dans le dévouement de Dounia et de Pulchérie , et enfin les sacrifices de Catherine pour ses enfants.
Un livre qui m’a
tenu en haleine jusqu’à la dernière page , et encore .
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