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MES POèMES |
| Sommaire des articles de cette rubrique |
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| Retour vers l'enfance (le 09/04/2008 à 00h37) |
Retour vers l'enfance
Dans l’ombre discrète du coucher de soleil
Sans le moindre bruit dans les sentiers lointains
Je marchais seule dans un chemin pareil
A celui de mes jours d’enfance , ces beaux matins !
Les souvenirs cachés sous les pétales de la lumière
Déploient leurs joliesses devant mes yeux endormies
Les voix du passé me reviennent comme une prière
Et envoient dans mon âme une tempête d’accalmie.
Les berceuses de mes deux ans hantent ma mémoire
L’histoire du jeune marin et de sa bien aimée Adèle
Je les écris maintenant sur les pages d’un grimoire
Chaque lettre trace le trajet d’une étoile qui me reste fidèle.
Le chant des cigales dans les soirées d’été sonne dans mon cœur
Me rappelle ma peur du noir, l’angoisse de la solitude
Tandis que l’envole des oiseaux dessine les reliefs d’une fleure
Qui m’avait rendu ivre de joie et de plénitude.
Je me souviens de mes premiers rêves et de ma première fable
Des vers sur un livre d’enfant , des princesses et des belles mères
Mon cœur de petite fille chantait la ballade d’une Cendrillon aimable
L’imagination condamnait mon regard à des illusions et des chimères.
Le crépuscule tisse sa dernière toile avant d’ouvrir ses ailes
Et étendre son étreinte noire où se noient les âmes en détresse
Pourtant , mes souvenirs d’enfance volent comme des hirondelles
Qui ramènent les étincelles de mes nuits baignées de tendresse.
Je délaisse le train de mes souvenirs qui continue son chemin
Dans l’ombre discrète du coucher de soleil
Sans le moindre bruit dans les sentiers lointains
Tandis que mes anciennes ballades persistent dans mes oreilles.
Amal
Le 8/04/2008
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| Aurore ( Pour Madame Nouzha) (le 05/04/2008 à 22h17) |
Aurore
( Pour Madame Nouzha)
Lorsque l’aurore atteint le sommet des hautes falaises
Et arrose de sa
lumière les dimensions de notre monde
C’est une nouvelle vie qui jaillit du dessous des braises
Pour éteindre la peine avec un parfum de lavande.
Le ciel blanc pleure à l’aurore une légère pluie satinée
Qui suinte sur les pétales des roses comme un baisé
Volé au visage de la belle
nature épanouie et raffinée
C’est une autre vie qui commence dans un monde aisé
Les vagues dans les océans se calment à l’arrivée de l’aube
Les poissons dans les profondeurs valsent de bonheur
Tandis que sur un rocher perdu une sirène met une nouvelle
robe
En attendant le chant des lames, qui apaisent son malheur.
Le sang à cette heure ne coule plus dans les veines
Il ruisselle comme un cours d’eau vers la grande mer
Le cœur s’endort et seul l’âme respire sans peine
Une nouvelle vie qui efface l’ombre des chagrins amers
La terre se détache de l’étreinte froide des mornes soirs
S’enveloppe d’un regard en perle que lui jette le soleil
Tandis que ses rayons lui murmurent une prière à croire
L’aurore annonce les promesses d’un bonheur sans pareil.
Amal Ecrit le : 05/04/2008
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| L'amie de la forêt (Pour Elora qui aime les arbres (le 03/02/2008 à 11h47) |
L’amie de la forêt Sous les branches de l’arbre, elle étreignait le vent de la forêt Qui pénétrait les dimensions de l’ombre dans un univers heureux Dans ses bras elle enlaçait les fibres de l’eau pour l’honorer Et bénir la terre lorsque ses larmes arrosaient l’herbe vert frileux. Elle se plaisait à jouer le jeu de la liberté en parlant aux oiseaux Courant derrière les papillons du printemps aux multiples couleurs Sa belle voix répondait au chant de l’hirondelle sur les roseaux Qui l’interpellait pour un rêve nouveau sur un tapis de douceurs L’eau qui court dans les ruisseaux brille sous le soleil en la voyant Venir à elle pour un bain dans la nature, caché derrière les feuilles La paix des ramures et des vergers lui servait de robe de satin brillant Qu’elle jetait sur ses épaules pour aller poursuivre les écureuils. L’amie de la forêt née dans le creux de la nature couvert du ciel Dormait dans son jardin de fleurs semblable au paradis des rêves Et à chaque aurore, elle sortait du tronc de l’arbre un calice de miel Et le versait dans son gosier qui sent le parfum des roses et de la sève. Amal Le 31 Janvier 2008 |
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| La plainte de la nostalgie (le 03/02/2008 à 11h42) |
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La plainte de la nostalgie
Une douce plainte se révèle dans
mon cœur
Je me demande l’origine de ma
belle douleur
Qui étreint mon âme dans un nid de
fleurs
Et une eau coule de mes yeux, en
douceur.
Un chant féerique se répète dans
le noir
Bien que les roses refermées
dorment en silence
Une fleure en moi refuse la couleur
du soir
Dans le jardin de mes entrailles
plein de romance.
Un jardin fleuri repose dan mon
cœur d’enfant
Il me rappelle à l’innocence par
ses parfums
Mêlés de lilas et d’essence du
ciel tout blanc
Dans un plat de soleil dessiné
avec du carmin.
Une douce plainte se révèle dans
mon cœur
Je me demande l’origine de ma
belle douleur
Qui étreint mon âme dans un nid de
fleurs
Et une eau coule de mes yeux, en
douceur
Mes souvenirs parfumés s’allongent
dans l’herbe
Et la douce cantine que me
répétait ma chère mère
Lovée contre la lumière, je buvais
la magie du verbe
Dans un calice de tulipe égarée
sous la verte fougère.
Le vent ce soir m’envoie des
lettres de mon passé
Ecrites sur les anciennes pages de
mon livre d’histoires
J’y retrouve la légende de mon
enfance effacée
Du manuscrit du temps, mais gravée
dans mon grimoire.
Une douce plainte se révèle dans
mon cœur
Je me demande l’origine de ma
belle douleur
Qui étreint mon âme dans un nid de
fleurs
Et une eau coule de mes yeux, en
douceur.
Cette douce plainte est la voix de ma nostalgie
Pour mon âge de cinq ans, pour mes
jolis mardis
Dont le souvenir me donne
l’impression d’une allergie
Contre le temps qui passe et moi
qui grandi.
Amal
Le 2 Février 2008
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| Elle pleure enfin.. (Dédié à ma soeur Oumaima) (le 28/01/2008 à 12h54) |
Elle pleure enfin… (Dédié à ma soeur Oumaima)
J’ai traversé, la nuit, à la claire lune récemment levée Un jardin reposant au cœur de la citée damnée Et, perdue dans ses sentiers je me suis mise à rêver. Dans l’ombre brodée aux ficelles de la lune, une fée me regarda Vêtue de noir, elle ressemblait à une rose fanée Mais dans son profond regard , une goutte d’eau s’attarda Dans ses yeux une rivière traçait son trajet pour s’écouler Et pour trouver son chemin sur ses joues vermeilles Elle tuait sa beauté avec la lame du malheur refoulé. Dans son regard étincelait l’angoisse et la douleur La bataille du cœur , les nuit sans sommeille Sa peine brillait comme une perle sans couleurs. Fatiguée de l’atroce guerre contre les amères larmes Elle s’écroulait dans l’ombre pleurant sur la verdure Elle s’agitait dans l’herbe noire , pleurant sans armes. La tristesse fatigue et épuise l’âme la jetant au silence La fée désormais sans lumière dormait sur la ramure Après avoir vidé son cœur, pleuré le ciel en confidence. Je fus témoin ce soir là d’une scène de malheur sans mots A la claire de lune dans le jardin caché dans le noir Je regardais avec pitié la fée livrée au jugement de ses maux. Les fleures autour de nous accueillaient à leur tour la rosée Qui lavait leurs pétales noyés dans la lumière du soir Et l’eau dans les yeux de la fée se glaçait et se reposait. Amal Le 27 JANVIER 2008 |
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| Poète (dédié à Elektra et Amedyaz) (le 27/01/2008 à 13h01) |
Poète
Ame de poète, étendue du ciel dans le corps d’un humain Tu lui inspires grandeur et beauté, bleu claire dans sa poésie Ame de poète, tu déverses ta force dans les plis de ses mains Et ses doigts tracent avec finesse, les mots que tu as choisis. Cœur de poète, étoile blanche dans un ciel au fond de son regard Tu guides parfaitement son chemin sur l’ombre du papier Cœur de poète à la rutilance magnifique, à l’éclat sans retard Tu glisses la joie et le bonheur dans le vide de son encrier. Corps de poète, comme la feuille jaune à la fin de la saison Elle tremble seul sur le trajet du vent et de l’automne. Corps de poète, tu suscites en lui les délires et la bonne raison Tes gestes sont des vers talentueux qui nous étonnent. Parole de poète, chantée au rythme des larmes et des éclats de rire Tu es la prisonnière qui s’échappe des lèvres de cet humain Tu fais sortir au jour, la grandeur de son âme, allégeant nos soupirs. Et la splendeur de son bon cœur qui illumine notre lendemain. Amal.
Ecrit le :12 Janvier 2008
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| Rêve de jeunesse (le 27/01/2008 à 12h47) |
Rêve de jeunesse
A cette heure de la fin du jour, je suis étendue sur mon lit
Sous la faible clarté que le soleil a oublié après son adieu
Défile alors devant mes yeux les instants de ma présente vie
Et mes lèvres rouges laissent tomber leur sourire radieux.
Voici le moment des confessions qui ramènent joie et angoisse
Une sensation d’abandon me submerge l’âme et le cœur
Ecrites à l’encre de la liberté, les pages de mon corps se froissent
Livrées aux rêves et aux songes qui s’étalent comme une fleur
Je lève les yeux pour toucher du doigt les caractères d’un visage
Toujours présent dans le ciel à cette heure, et jamais en retard
Il accompagne ma secrète existence, comme un ami de voyage.
Il est le prince qui s’élance dans le temps, guidé par mon regard.
Abandonnée à ma profonde sensation de bonheur je scrute la lumière
Qui se retire timidement derrière les horizons aux bras tendus
Je murmure secrètement quelques vers et quelques douces prières
Et leur écho frappe dans mon cœur comme le bruit du verre fendu.
Au dehors, une légère pluie satinée caresse le visage du faible vent
Et seul le son de la route se répercute comme de froids jets d’eau
Tandis que la tiédeur de mon lit augmente, m’enivre en tout instant
Mon ivresse de liberté remonte à ma tête pour un rêve nouveau.
Amal Ecrit le : 13 Janvier 2008
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| A la gloire de mon peuple (le 26/01/2008 à 23h05) |
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A la gloire de mon peuple A la gloire de mon peuple libre, au drapeau rouge et vert J’écris cet humble poème , ma plume a l’honneur de tracer Sur la blancheur du papier les pas éternels du réel passé L’ombre de mon encre illumine les noirceurs de cette ère. Le temps éclatant des hommes , du glaive et des martyres, En rage pour cette terre chérie qui pousse dans les cœurs Qui arrose de son eau le courage de mes frères et sœurs, Leur pays en ruine les appelait à l’aide, ils devaient partir. Ils marchaient suivant les traces des glorieux chevaliers . L’étoile de la liberté brillante dans le ciel des nuits noires, Guidait leur chemin dessiné par la puissance de croire En un lendemain meilleur de paix , prestige des cavaliers. Le glaive dans la main ils cherchaient l’éternelle délivrance Tous à l’unisson , l’ultime rêve en esprit , la même vision , Les yeux levés vers les cieux , ils défiaient la cruelle illusion Qui interrompait leur chemin comme un ennemie en silence. Dans leurs entrailles reposait la bravoure des géants Ils portaient dans leurs âmes le souhait final et unanime A force d’être meurtris, la blessure de jadis les anime Ils avançaient main dans la main sous le ciel clément . Ils continuaient leur marche accompagnés par le vent Qui soufflait au loin devançant le cortège des combattants Et chantait au rythme de ses rafales le son du mal s’abattant Sur la terre vierge accueillant les innocents arrivants . L’inévitable bataille commença fortement le matin à l’aube, Et s’acheva tristement sous le ciel rouge du crépuscule , La terre s’ouvrait délicatement pour creuser les sépulcres De l’ennemie vaincu , et le jour leva sa lumineuse robe. Les vainqueurs revenaient , vers leur pays libéré de l’hégémonie Braves sauveurs de l’esclavage et de l’obscure souffrance Du malheur , de la douleur et de la vie livrée au silence Le bonheur s’installait dans les cœurs , enterrant l’amère calomnie. Voilà que s’achève l’histoire de mon pays à l’avenir luisant Les combattants nous l’ont rendus par la force du glaive Ils ont délivrés les otages, ils ont rendu réalité leurs rêves. Nous, leurs enfants , nous chantons leur prestige rutilant.
Amal |
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| Nature (le 24/01/2008 à 13h32) |
Nature
Le ciel fond sur la terre comme un bol de lait, Et les étoiles dans la voie lactée sont ciselées. Criblées ainsi que des fleurs sur du satin, Elle brillent la nuit et se cachent le matin. L’eau dans les flots danse comme une jeune fille, Joyeuse dans les océans et fleuves qui brillent. Elle bouge au rythme des chansons des récifs, Que chantent les poissons aux couleurs très vives. Loin de là, les montagnes se lèvent, créatures dociles, Au fond desquelles reposent des milliers de fossiles. Car ainsi deviennent la flore et la faune, La vie est courte comme le règne et le trône. Le soleil inépuisable est au rendez vous chaque matin, Il réveille la vie dans l’univers, et doré est son teint. Ses rayons sont tels la chevelure aux ficelles dorées, Libres sur le dos d’une jolie femme parée. Les rêveurs dans la nature, s’égarent dans ses joliesses Et dorment sur son lit généreux, cousu avec finesse Le ciel, les montagnes, l’eau et la terre, Sont les confidents des cœurs, au sang bleu et vert. Que de pleurs déversés dans les ruisseaux libres, Ont apaisés l’agonie mortelle des âmes ivres . Et tant de destinées ont trouvé leurs chemins certains, Dans le labyrinthe des forêts et des bois sans fins. Que de vers ont été écrits sur les pétales des fleurs, Vers sombres qui troublent la raison et le cœur. La nature,toujours reine,est muse de plaisirs, De beauté, de lyre,de vie et des nobles désirs. De ses bras multicolores elle serre ses doux enfants, Qui reviennent à elle comme les fidèles amants. Et heureux est celui qui enterre sous l’ombre des arbres, Le mal infatigable et la douleur des sabres. Amal
Ecrit en Octobre 2006 Reprit le 22-12-2007
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| La Petite Rose et la mort (le 24/01/2008 à 12h07) |
La Petite Rose et la mort Egarée dans un champ paisible de fleurs Une Petite Rose gémissait , mourante Ses frêles pétales qui amusaient les cœurs Bougeaient avec les rafales mouvantes. Le vent la caressait , l’enivrait d’harmonie Ses couleurs flétries pleuraient de rosée Sa robe blanche souffrait de la lente calomnie La main de la belle princesse l’avait déposé. Sur les sentiers sacrifiés aux peintures de nuit Elle l’avait abandonné aux bras de la mort La chaire blanche apeurée s’était enfuit Laissant tomber la Petite Rose , sans remords. Le soleil se cachait seul derrière les vallées On apercevait le soir ténébreux arriver La Petite Rose pleurait , gisante dans l’allée Les ombres de la nuit et le vent chaviraient. Elle regardait au loin s’évader la belle princesse Sa silhouette svelte dansait avec les hirondelles Ce matin seulement elle l’emplissait de tendresse Oh ! Que les gens peuvent vous être infidèles. La Petite Rose continuait à gémir de peine Son petit cœur perdait de son sang sucré Ses feuilles vertes noircissaient de haine Et ses frêles pétales tombaient frustrées. Les autres fleurs autour d’elle regardaient La charmante créature rose qui s’éteignait Et dans les horizons , les ombres s’attardaient Versant des larmes pour la belle qui saignait. Pourtant ,que de vies disparaissent à jamais Et le soleil continue à chasser les ombres, La nuit à répondre ses paroles et à semer Les graines d’une autre existence sombre. Les vents du lendemain vinrent enterrer La jeune défunte sous la terre du champ Chanter sur sa tombe la ballade des libérés Des mains du malheur vers l’oasis des chants. Amal Ecrit le : 31 Décembre 2007 |
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| J'ai écris... (le 23/01/2008 à 18h09) |
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J’ai écris… A l’aube, au moment des premiers chants et psaumes , à l’heure où se réveillent les oiseaux et fleurissent les roses J’ai écris sur la page blanche du vent , le souvenir de l’homme Qui meurt dans les bras du sort , et garde les lèvres moroses. J’ai écris sur l’arc en ciel éteint, la fable des démunis Et tracé sur les routes , leurs itinéraires continus J’ai crié vers le ciel haut , la ballade des otages Que la nuit et le malheur ont rendus sauvages. Dans les tombes , sur les vallées arrosées de sang Sombraient les corps sans âmes d’innocents enfants Qui virent la mort avant même de respirer la vie Et l’on a étouffé en eux , tout espoir et envie. Dans les ficelles de la nuit , j’ai tissé une robe blanche Pour ces corps de femmes sous la tempête qui se déclenche Frêles , meurtries par les déchirures de leurs corps timides Que la main des offenseurs , a rendu livides. J’ai écris sur la chaire , la chanson du deuil Et gravé sur le tissu des veines ,le message des morts Mais j’ai aussi ouvert la porte au trajet des feuilles Qui préservent les cris sans échos des pauvres . Amal. Dimanche 25 -11-2007 |
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| Le talent du poète (le 23/01/2008 à 16h36) |
Le talent du poète Ce talent de poète, on le lui enseigne dans le ventre de sa mère C’est la chaleur de ses entrailles, du trou noir à l’étroitesse amère Qui inspire pour toujours les mots qui feront le bon versificateur Des mots injectés dans son sang, comme un sortilège d’enchanteur. La première gorgée d’air arrose son coeur qui bat la mélodie de la poésie Et fait couler dans ses veines le rêve et le désir de chanter la fantaisie Ensuite un petit cri étouffé sort de sa gorge, il souffle son premier vers Et sa petite voix se déchaîne comme une tempête dans les bras de sa mère. Ses gestes flous de bout de chaire tracent avec finesse de beaux quatrains Pour lui, le langage des enfants est le début d’un magnifique refrain A l’encre de son encrier innocent, sa muse danse la valse des petits enfants Pour lui inspirer de jolis textes en hommage à ses aimables parents. En grandissant, le château de sable devient celui de la prisonnière princesse Qu’il sauve en endormant le méchant dragon avec sa poésie pleine de tendresse Ensuite ses naïfs sonnets s’enragent en proie aux vagues de la jeunesse rebelle Et la fontaine dont les eaux sont des rêves lui inspire des histoires de belles. Sa jeunesse s’envole dans les cieux accompagnant l’hirondelle de ses poèmes Et débute le temps des tourments, de l’angoisse, de la vie qui n’est pas bohème. Mais son talent reste le même avec une bonne dose de philosophie et de sagesse Il réussit malgré les peines à réussir son ambition, et s’élever de toutes les bassesses. Dans son sang, sa source d’inspiration ne s’épuisait pas et regorgeait de douceur Il aimait poétiser sur son papier, ses souvenirs et son enfance en couleur Le poète ne vieillit jamais puisque son cœur a bu de la fontaine de la Jouvence Il reste toujours fidèle à sa muse, revenant à elle après des années d’errance. Amal. Le : 16-1-2008 |
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| Souvenirs de nuit blanche (le 23/01/2008 à 16h03) |
Souvenirs de nuit blanche
Les yeux ouverts, un corps faisait les mille pas dans sa
chambre
Le ciel au dehors était noyé de noir, le monde livré à
l’ombre
La ville apaisée dormait au-delà de son regard fatigué et
sombre
Il se retrouvait seul devant une citée peuplée de morts sans
nombre.
L’insomnie frappait à sa porte, chantait le psaume d’une
longue nuit
Se faufilant entre les fissures de sa misérable chambre
comme un puit
Où se mêlaient les ténèbres des profondeurs, et ses ténèbres
à lui
Une nuit blanche commençait dans son monde , sans lumière
qui luit.
Pourtant, le vide de ses heures qui passaient lentes et massacrantes
Il le comblait par le souvenir lointain d’une autre vie
accablante
Son souvenir de bonheur et d’excès de joie et d’ivresse
alarmante
Il se perdait chaque soir dans ce rêve comme une petite
fille dormante.
Rêvant de sa jeunesse, et de la généreuse princesse qui était son amie
Ce temps achevé de son bonheur parfait dans les bras de sa
famille
Le même sourire d’enfance lui revenait et le jetait dans
l’accalmie
Les souvenirs adoucissaient toujours la plaie ouverte par
ses ennemies.
Il tenait dans son coeur l’image de ses baignades dans la
cascade à la fraîche eau
Les pommes dégoulinantes de rougeur qu’il cueillait avec son
frère jumeau
L’angélique visage de sa mère, allongée sous les frêles
branches d’un sureau
L’époque de ses premiers amours et de sa fiancée qui lui
offrait un rêve nouveau.
Le malheur avait écrasé ses belles années, il ne garde
d’elles que le souvenir
Comme une faible
lumière qui résiste à l’obscurité, et il espérait revenir.
Faire tourner la roue du temps, rejoindre le passé, oublier
son probable avenir
Il rêve de milles choses, se débat dans ses souhaits, mais
ne peut y parvenir.
Avoir des souvenirs, se rappeler le passée c’est bon pour
emplir son cœur
Mais le présent avance avec le temps, et dans le sablier,
s’écoulent les heures
Garder foi, continuer de croire en soi, et semer les graines
pour cueillir les fleurs
Et vivre sa vie pour le devant, poussé par le passé, en attendant qu’on meurt.
Amal.
Le : 15-1-2008
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| Rien qu'un souhait (le 23/01/2008 à 15h42) |
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Rien qu’un souhait Rien qu’un souhait , lancé dans les dimensions du vent Rien qu’une larme pour arroser les fleurs du temps Ils laissèrent tomber le voile blanc sur le rêve flétri Trahis et blessés par l’ombre des cœurs d’autrui . Rien qu’un souhait , pour calmer la plaie ouverte Rien qu’une simple envie pour l’âme couverte des cendres qu’ont laissée les flammes en rage Allumées par les mains qui ne cherchent que ravages . Plus rien qu’un innocent regard pour purifier les yeux Fanés encore jeunes , ils contemplent les cieux Pour chercher sans se fatiguer un soleil d’espoir , Ou une nouvelle étoile pour briller dans le soir . Les cœurs brisés tendent leur bras encore forts Malgré l’épuisement incurables de leur corps Ils réclament une main généreuse pour frôler leurs doigts Et faire renaître la vie dans leur cadavres une nouvelle foie . Leurs lèvres disparus à force de mordre de douleur Veulent parler , crier les peines de toutes les couleurs Que leurs esprits égarés ont supportés depuis toujours Que leurs cœurs endoloris ont sentis chaque jour. Rien qu’un mot de chaleur pour les aimer de nouveau Rien qu’une pensée à leur égard , une goutte d’eau Pour arroser les gosiers asséchés à force de geindre Dans la nuit, seuls , ils essaient vainement d’éteindre , Le feu qui range lentement leurs corps et leurs entrailles. Ils s’attachent à leurs faibles souvenirs de bonheur Pour se relever et sortir des profondes failles Où ils sont tombés poussés par la main du malheur . Rien qu’un souvenir à leur offrir pour combler le vide A l’approche d’un nouvel an , qui peut être candide pour certains , mais bien d’autres vivent dans la misère Et meurent seuls sur les pavés glacés de l’hiver . Amal
Le : 30-12-2007 |
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