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 Retour vers l'enfance (le 09/04/2008 à 00h37)

Retour vers l'enfance

 

Dans l’ombre discrète du coucher de soleil

Sans le moindre bruit dans les sentiers lointains

Je marchais seule dans un chemin pareil

A celui de mes jours d’enfance , ces beaux matins !

 

Les souvenirs cachés sous les pétales de la lumière

Déploient leurs joliesses devant mes yeux endormies

Les voix du passé me reviennent comme une prière

Et envoient dans mon âme une tempête d’accalmie.

 

Les berceuses de mes deux ans hantent ma mémoire

L’histoire du jeune marin et de sa bien aimée Adèle

Je les écris maintenant sur les pages d’un grimoire

Chaque lettre trace le trajet d’une étoile qui me reste fidèle.

 

Le chant des cigales dans les soirées d’été sonne dans mon cœur

Me rappelle ma peur du noir, l’angoisse de la solitude

Tandis que l’envole des oiseaux dessine les reliefs d’une fleure

Qui m’avait rendu ivre de joie et de plénitude.

 

Je me souviens de mes premiers rêves et de ma première fable

Des vers sur un livre d’enfant , des princesses et des belles mères

Mon cœur de petite fille chantait la ballade d’une Cendrillon aimable

L’imagination condamnait mon regard à des illusions et des chimères.

 

Le crépuscule tisse sa dernière toile avant d’ouvrir ses ailes

Et étendre son étreinte noire où se noient les âmes en détresse

Pourtant , mes souvenirs d’enfance volent comme des hirondelles

Qui ramènent les étincelles de mes nuits baignées de tendresse.

 

Je délaisse le train de mes souvenirs qui continue son chemin

Dans l’ombre discrète du coucher de soleil

Sans le moindre bruit dans les sentiers lointains

Tandis que mes anciennes ballades persistent dans mes oreilles.

 

Amal

 

Le 8/04/2008

 

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 Aurore ( Pour Madame Nouzha) (le 05/04/2008 à 22h17)

Aurore


( Pour Madame Nouzha)

 

Lorsque l’aurore atteint le sommet des hautes falaises

Et  arrose de sa lumière les dimensions de notre monde

C’est une nouvelle vie qui jaillit du dessous des braises

Pour éteindre la peine avec un parfum de lavande.

 

Le ciel blanc pleure à l’aurore une légère pluie satinée

Qui suinte sur les pétales des roses comme un baisé

Volé au visage de la belle  nature épanouie et raffinée

C’est une autre vie qui commence dans un monde aisé

 

Les vagues dans les océans se calment à l’arrivée de l’aube

Les poissons dans les profondeurs valsent de bonheur

Tandis que sur un rocher perdu une sirène met une nouvelle robe

En attendant le chant des lames, qui apaisent son malheur.

 

Le sang à cette heure ne coule plus dans les veines

Il ruisselle comme un cours d’eau vers la grande mer

Le cœur s’endort et seul l’âme respire sans peine

Une nouvelle vie qui efface l’ombre des chagrins amers

 

La terre se détache de l’étreinte froide des mornes soirs

S’enveloppe d’un regard en perle que lui jette le soleil

Tandis que ses rayons lui murmurent une prière à croire

L’aurore annonce les promesses d’un bonheur sans pareil.


Amal

Ecrit le : 05/04/2008 

 

 

 

 

 

 

 

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 L'amie de la forêt (Pour Elora qui aime les arbres (le 03/02/2008 à 11h47)

L’amie de la forêt

 

Sous les branches de l’arbre, elle étreignait le vent de la forêt

Qui pénétrait les dimensions de l’ombre dans un univers heureux

Dans ses bras elle enlaçait les fibres de l’eau pour l’honorer

Et bénir la terre lorsque ses larmes arrosaient l’herbe vert frileux.

 

Elle se plaisait à jouer le jeu de la liberté en parlant aux oiseaux

Courant derrière les papillons du printemps aux multiples couleurs

Sa belle voix répondait  au chant de l’hirondelle sur les roseaux

Qui l’interpellait pour un rêve nouveau sur un tapis de douceurs

 

L’eau qui court dans les ruisseaux brille sous le soleil en la voyant

Venir à elle pour un bain dans la nature, caché derrière les feuilles

La paix des ramures et des vergers lui servait de robe de satin brillant

Qu’elle jetait sur ses épaules pour aller poursuivre les écureuils.

 

L’amie de la forêt née dans le creux de la nature couvert du ciel

Dormait dans son jardin de fleurs semblable au paradis des rêves

Et à chaque aurore, elle sortait du tronc de l’arbre un calice de miel

Et le versait dans son gosier qui sent le parfum des roses et de la sève.

 

Amal

 

Le 31 Janvier 2008

 

 

 

 

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 La plainte de la nostalgie (le 03/02/2008 à 11h42)

La plainte de la nostalgie

 

Une douce plainte se révèle dans mon cœur

Je me demande l’origine de ma belle douleur

Qui étreint mon âme dans un nid de fleurs

Et une eau coule de mes yeux, en douceur.

 

Un chant féerique se répète dans le noir

Bien que les roses refermées dorment en silence

Une fleure en moi refuse la couleur du soir

Dans le jardin de mes entrailles plein de romance.

 

Un jardin fleuri repose dan mon cœur d’enfant

Il me rappelle à l’innocence par ses parfums

Mêlés de lilas et d’essence du ciel tout blanc

Dans un plat de soleil dessiné avec du carmin.

 

Une douce plainte se révèle dans mon cœur

Je me demande l’origine de ma belle douleur

Qui étreint mon âme dans un nid de fleurs

Et une eau coule de mes yeux, en douceur

 

Mes souvenirs parfumés s’allongent dans l’herbe

Et la douce cantine que me répétait ma chère mère

Lovée contre la lumière, je buvais la magie du verbe

Dans un calice de tulipe égarée sous la verte fougère.

 

Le vent ce soir m’envoie des lettres de mon passé

Ecrites sur les anciennes pages de mon livre d’histoires

J’y retrouve la légende de mon enfance effacée

Du manuscrit du temps, mais gravée dans mon grimoire.

 

Une douce plainte se révèle dans mon cœur

Je me demande l’origine de ma belle douleur

Qui étreint mon âme dans un nid de fleurs

Et une eau coule de mes yeux, en douceur.

 

Cette douce plainte est  la voix de ma nostalgie

Pour mon âge de cinq ans, pour mes jolis mardis

Dont le souvenir me donne l’impression d’une allergie

Contre le temps qui passe et moi qui grandi.

 

Amal

 

Le 2 Février 2008

 

 

 

 

 

 

 

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 Elle pleure enfin.. (Dédié à ma soeur Oumaima) (le 28/01/2008 à 12h54)

Elle pleure enfin…
(Dédié à ma soeur Oumaima)

 

J’ai traversé, la nuit, à la claire lune récemment levée

Un jardin reposant au cœur de la citée damnée

Et, perdue dans ses sentiers je me suis mise à rêver.

 
 Dans l’ombre brodée aux ficelles de la lune, une fée me regarda

Vêtue de noir, elle ressemblait à une rose fanée

Mais dans son profond regard , une goutte d’eau s’attarda

 

Dans ses yeux une rivière traçait son trajet pour s’écouler

Et pour trouver son chemin sur ses joues  vermeilles

Elle tuait sa beauté avec la lame du malheur refoulé.

 

Dans son regard étincelait l’angoisse et la douleur

La bataille du cœur , les nuit sans sommeille

Sa peine brillait comme une perle sans couleurs.

 

Fatiguée de l’atroce guerre contre les amères larmes

Elle s’écroulait dans l’ombre pleurant sur la verdure

Elle s’agitait dans l’herbe noire , pleurant sans armes.

 

La tristesse fatigue et épuise l’âme la jetant au silence

La fée désormais sans lumière dormait sur la ramure

Après avoir vidé son cœur, pleuré le ciel en confidence.

 

Je fus témoin ce soir là d’une scène de malheur sans mots

A la claire de lune dans le jardin caché dans le noir

Je regardais avec pitié la fée livrée au jugement de ses maux.

 

Les fleures autour de nous accueillaient à leur tour la rosée

Qui lavait leurs pétales noyés dans la lumière du soir

Et l’eau dans les yeux de la fée se glaçait et se reposait.

 

Amal

 

Le 27 JANVIER 2008

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 Poète (dédié à Elektra et Amedyaz) (le 27/01/2008 à 13h01)

Poète


Ame de poète, étendue du ciel dans le corps d’un humain
Tu lui inspires grandeur et beauté, bleu claire dans sa poésie
Ame de poète, tu déverses ta force dans les plis de ses mains
Et ses doigts tracent avec finesse, les mots que tu as choisis.

Cœur de poète, étoile blanche dans un ciel au fond de son regard
Tu guides parfaitement son chemin sur l’ombre du papier
Cœur de poète à la rutilance magnifique, à l’éclat sans retard
Tu glisses la joie et le bonheur dans le vide de son encrier.

Corps de poète, comme la feuille jaune à la fin de la saison
Elle tremble seul sur le trajet du vent et de l’automne.
Corps de poète, tu suscites en lui les délires et la bonne raison
Tes gestes sont des vers talentueux qui nous étonnent.

Parole de poète, chantée au rythme des larmes et des éclats de rire
Tu es la prisonnière qui s’échappe des lèvres de cet humain
Tu fais sortir au jour, la grandeur de son âme, allégeant nos soupirs.
Et la splendeur de son bon cœur qui illumine notre lendemain.

Amal.

Ecrit le :12 Janvier 2008

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 Rêve de jeunesse (le 27/01/2008 à 12h47)

Rêve de jeunesse


A cette heure de la fin du jour, je suis étendue sur mon lit
Sous la faible clarté que le soleil a oublié après son adieu
Défile alors devant mes yeux les instants de ma présente vie
Et mes lèvres rouges laissent tomber leur sourire radieux.

Voici le moment des confessions qui ramènent joie et angoisse
Une sensation d’abandon me submerge l’âme et le cœur
Ecrites à l’encre de la liberté, les pages de mon corps se froissent
Livrées aux rêves et aux songes qui s’étalent comme une fleur

Je lève les yeux pour toucher du doigt les caractères d’un visage
Toujours présent dans le ciel à cette heure, et jamais en retard
Il accompagne ma secrète existence, comme un ami de voyage.
Il est le prince qui s’élance dans le temps, guidé par mon regard.

Abandonnée à ma profonde sensation de bonheur je scrute la lumière
Qui se retire timidement derrière les horizons aux bras tendus
Je murmure secrètement quelques vers et quelques douces prières
Et leur écho frappe dans mon cœur comme le bruit du verre fendu.

Au dehors, une légère pluie satinée caresse le visage du faible vent
Et seul le son de la route se répercute comme de froids jets d’eau
Tandis que la tiédeur de mon lit augmente, m’enivre en tout instant
Mon ivresse de liberté remonte à ma tête pour un rêve nouveau.

 Amal

Ecrit le : 13 Janvier 2008

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 A la gloire de mon peuple (le 26/01/2008 à 23h05)

A la gloire de mon peuple

 

A la gloire de mon peuple libre, au drapeau rouge et vert

J’écris cet humble poème , ma plume a l’honneur de tracer

Sur la blancheur du papier les pas éternels du réel passé

L’ombre de mon encre illumine les noirceurs de cette ère.

 

Le temps éclatant des hommes , du glaive et des martyres,

En rage pour cette terre chérie qui pousse dans les cœurs

Qui arrose de son eau le courage de mes frères et sœurs,

Leur pays en ruine les appelait à l’aide, ils devaient partir.

 

Ils  marchaient suivant les traces des glorieux chevaliers .

L’étoile de la liberté brillante dans le ciel des nuits noires,

Guidait leur chemin dessiné par la puissance de croire

En un lendemain meilleur de paix , prestige des cavaliers.

 

 Le glaive dans la main ils cherchaient l’éternelle délivrance

Tous à l’unisson , l’ultime rêve en esprit , la même vision ,

Les yeux levés vers les cieux , ils défiaient la cruelle illusion

Qui interrompait leur chemin comme un ennemie en silence.

 

Dans leurs entrailles reposait la bravoure des géants

Ils portaient dans leurs âmes le souhait final et unanime

A force d’être meurtris, la blessure de jadis les anime

Ils avançaient main dans la main sous le ciel clément .

 

Ils continuaient leur marche accompagnés par le vent

Qui soufflait au loin devançant le cortège des combattants

Et chantait au rythme de ses rafales le son du mal s’abattant

Sur la terre vierge accueillant les innocents arrivants .

 

L’inévitable bataille commença fortement le matin à l’aube,

Et s’acheva tristement sous le ciel rouge du crépuscule ,

La terre s’ouvrait délicatement pour creuser les sépulcres

De l’ennemie vaincu , et le jour leva sa lumineuse robe.

 

Les vainqueurs revenaient , vers leur pays libéré de  l’hégémonie

Braves sauveurs de l’esclavage et de l’obscure souffrance

Du malheur , de la douleur et de la vie livrée au  silence

Le bonheur s’installait dans les cœurs , enterrant l’amère calomnie.

 

Voilà que s’achève l’histoire de mon pays à l’avenir luisant

Les combattants nous l’ont rendus par la force du glaive

Ils ont délivrés les otages, ils ont  rendu réalité leurs rêves.

Nous, leurs enfants , nous chantons leur prestige rutilant.



Amal
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 Nature (le 24/01/2008 à 13h32)

Nature


Le ciel fond sur la terre comme un bol de lait,

Et les étoiles dans la voie lactée sont ciselées.

Criblées ainsi que des fleurs sur du satin,

Elle brillent la nuit et se cachent le matin.

 

L’eau dans les flots danse comme une jeune fille,

Joyeuse dans les océans et fleuves qui brillent.

Elle bouge au rythme des chansons des récifs,

Que chantent les poissons aux couleurs très vives.

 

Loin de là, les montagnes se lèvent, créatures dociles,

Au fond desquelles reposent des milliers de fossiles.

Car ainsi deviennent la flore et la faune,

La vie est courte comme le règne et le trône.

 

Le soleil inépuisable est au rendez vous chaque matin,

Il réveille la vie dans l’univers, et doré est son teint.

Ses rayons sont tels la chevelure aux ficelles dorées,

Libres sur le dos d’une jolie femme parée.

 

Les rêveurs dans la nature, s’égarent dans ses joliesses

Et dorment sur son lit généreux, cousu avec finesse

Le ciel, les montagnes, l’eau et la terre,

Sont les confidents des cœurs, au sang bleu et vert.

 

Que de pleurs déversés dans les ruisseaux libres,

Ont apaisés l’agonie mortelle des âmes ivres .

Et tant de destinées ont trouvé leurs chemins certains,

Dans le labyrinthe des forêts et des bois sans fins.

 

Que de vers ont été écrits sur les pétales des fleurs,

Vers sombres qui troublent la raison et le cœur.

La nature,toujours reine,est muse de plaisirs,

De beauté, de lyre,de vie et des nobles désirs.

 

De ses bras multicolores elle serre ses doux enfants,

Qui reviennent à elle comme les fidèles amants.

Et heureux est celui qui enterre sous l’ombre des arbres,

Le mal infatigable et la douleur des sabres.

 

Amal



Ecrit en Octobre 2006
Reprit le 22-12-2007
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 La Petite Rose et la mort (le 24/01/2008 à 12h07)

La Petite Rose et la mort

 

Egarée dans un champ paisible de fleurs

Une Petite Rose gémissait , mourante

Ses frêles pétales qui amusaient les cœurs

Bougeaient avec les rafales mouvantes.

 

Le vent la caressait , l’enivrait d’harmonie

Ses couleurs flétries pleuraient de rosée

Sa robe blanche souffrait de la lente calomnie

La main de la belle princesse l’avait déposé.

 

Sur les sentiers sacrifiés aux peintures de nuit

Elle l’avait abandonné aux bras de la mort

La chaire blanche apeurée s’était enfuit

Laissant tomber la Petite Rose , sans remords.

 

Le soleil se cachait seul derrière les vallées

On apercevait le soir ténébreux arriver

La Petite Rose pleurait , gisante dans l’allée

Les ombres de la nuit et le vent chaviraient.

 

Elle regardait au loin s’évader la belle princesse

Sa silhouette svelte dansait avec les hirondelles

Ce matin seulement elle l’emplissait de tendresse

Oh ! Que les gens peuvent vous être infidèles.

 

La Petite Rose continuait à gémir de peine

Son petit cœur perdait de son sang sucré

Ses feuilles vertes noircissaient de haine

Et ses frêles pétales tombaient frustrées.

 

Les autres fleurs autour d’elle regardaient

La charmante créature rose qui s’éteignait

Et dans les horizons , les ombres s’attardaient

Versant des larmes pour la belle qui saignait.

 

Pourtant ,que de vies disparaissent à jamais

Et le soleil continue à chasser les ombres,

La nuit à répondre ses paroles et à semer

Les graines d’une autre existence sombre.

 

Les vents du lendemain vinrent enterrer

La jeune défunte sous la terre du champ

Chanter sur sa tombe la ballade des libérés

Des mains du malheur vers l’oasis des chants.

 

Amal

 

Ecrit le : 31 Décembre 2007

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 J'ai écris... (le 23/01/2008 à 18h09)

J’ai écris…

 

A l’aube, au moment des premiers chants et psaumes ,

à l’heure où se réveillent les oiseaux et fleurissent les roses

J’ai écris sur la page blanche du vent , le souvenir de l’homme

Qui meurt dans les bras du sort , et garde les lèvres moroses.

 

J’ai écris sur l’arc en ciel éteint, la fable des démunis

Et tracé sur les routes , leurs itinéraires continus

J’ai crié vers le ciel haut , la ballade des otages

Que la nuit et le malheur ont rendus sauvages.

 

Dans les tombes , sur les vallées arrosées de sang

Sombraient les corps sans âmes d’innocents enfants

Qui virent la mort avant même de respirer la vie

Et l’on a étouffé en eux , tout espoir et envie.

 

Dans les ficelles de la nuit , j’ai tissé une robe blanche

Pour ces corps de femmes sous la tempête qui se déclenche

Frêles , meurtries par les déchirures de leurs corps timides

Que la main des offenseurs , a rendu livides.

 

J’ai écris sur la chaire , la chanson du deuil 

Et gravé sur le tissu des veines ,le message des morts

Mais j’ai aussi ouvert la porte au trajet des feuilles

Qui préservent les cris sans échos des pauvres .

 

Amal.

 

Dimanche 25 -11-2007

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 Le talent du poète (le 23/01/2008 à 16h36)

Le talent du poète

 

Ce talent de poète, on le lui enseigne dans le ventre de sa mère

C’est la chaleur de ses entrailles, du trou noir à l’étroitesse amère

Qui inspire pour toujours les mots qui feront le bon versificateur

Des mots injectés dans son sang, comme un sortilège d’enchanteur.

 

La première gorgée d’air arrose son coeur qui bat la mélodie de la poésie

Et fait couler dans ses veines le rêve et le désir de chanter la fantaisie

Ensuite un petit cri étouffé sort de sa gorge, il souffle son premier vers

Et sa petite voix se déchaîne comme une tempête dans les bras de sa mère.

 

Ses gestes flous de bout de chaire tracent avec finesse de beaux quatrains

Pour lui, le langage des enfants est le début d’un magnifique refrain

A l’encre de son encrier innocent, sa muse danse la valse des petits enfants

Pour lui inspirer de jolis textes en hommage à ses aimables parents.

 

En grandissant, le château de sable devient celui de la prisonnière princesse

Qu’il sauve en endormant le méchant dragon avec sa poésie pleine de tendresse

Ensuite ses naïfs sonnets s’enragent en proie aux vagues de la jeunesse rebelle

Et la fontaine dont les eaux sont des rêves lui inspire des histoires de belles.

 

Sa jeunesse s’envole dans les cieux accompagnant l’hirondelle de ses poèmes

Et débute le temps des tourments, de l’angoisse, de la vie qui n’est pas bohème.

Mais son talent reste le même avec une bonne dose de philosophie et de sagesse

Il réussit malgré les peines à réussir son ambition, et s’élever de toutes les bassesses.

 

Dans son sang, sa source d’inspiration  ne s’épuisait pas et regorgeait de douceur

Il aimait poétiser sur son papier, ses souvenirs et son enfance en couleur

Le poète ne vieillit jamais puisque son cœur a bu de la fontaine de la Jouvence

Il reste toujours fidèle à sa muse, revenant à elle après des années d’errance.

 

Amal.

 

 

Le : 16-1-2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Souvenirs de nuit blanche (le 23/01/2008 à 16h03)

Souvenirs de nuit blanche

 

Les yeux ouverts, un corps faisait les mille pas dans sa chambre

Le ciel au dehors était noyé de noir, le monde livré à l’ombre

La ville apaisée dormait au-delà de son regard fatigué et sombre

Il se retrouvait seul devant une citée peuplée de morts sans nombre.

 

L’insomnie frappait à sa porte, chantait le psaume d’une longue nuit

Se faufilant entre les fissures de sa misérable chambre comme un puit

Où se mêlaient les ténèbres des profondeurs, et ses ténèbres à lui

Une nuit blanche commençait dans son monde , sans lumière qui luit.

 

Pourtant, le vide de ses heures qui passaient lentes et massacrantes

Il le comblait par le souvenir lointain d’une autre vie accablante

Son souvenir de bonheur et d’excès de joie et d’ivresse alarmante

Il se perdait chaque soir dans ce rêve comme une petite fille dormante.

 

Rêvant de sa jeunesse, et de la généreuse  princesse qui  était son amie

Ce temps achevé de son bonheur parfait dans les bras de sa famille

Le même sourire d’enfance lui revenait et le jetait dans l’accalmie

Les souvenirs adoucissaient toujours la plaie ouverte par ses ennemies.

 

Il tenait dans son coeur l’image de ses baignades dans la cascade à la fraîche eau

Les pommes dégoulinantes de rougeur qu’il cueillait avec son frère jumeau

L’angélique visage de sa mère, allongée sous les frêles branches d’un sureau

L’époque de ses premiers amours et de sa fiancée qui lui offrait un rêve nouveau.

 

Le malheur avait écrasé ses belles années, il ne garde d’elles que le souvenir

Comme une  faible lumière qui résiste à l’obscurité, et il espérait revenir.

Faire tourner la roue du temps, rejoindre le passé, oublier son probable avenir

Il rêve de milles choses, se débat dans ses souhaits, mais ne peut y parvenir.

 

Avoir des souvenirs, se rappeler le passée c’est bon pour emplir son cœur

Mais le présent avance avec le temps, et dans le sablier, s’écoulent  les heures

Garder foi, continuer de croire en soi, et semer les graines pour cueillir les fleurs

Et vivre sa vie pour le devant,  poussé par le passé, en attendant qu’on meurt.

 

Amal.

 

 

Le : 15-1-2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Rien qu'un souhait (le 23/01/2008 à 15h42)

Rien qu’un souhait

 

Rien qu’un souhait , lancé dans les dimensions du vent

Rien qu’une larme pour arroser les fleurs du temps

Ils laissèrent  tomber le voile blanc sur le rêve flétri

Trahis  et blessés  par l’ombre des cœurs d’autrui .

 

Rien qu’un souhait , pour calmer la plaie ouverte

Rien qu’une simple envie pour  l’âme couverte

des cendres qu’ont laissée les flammes en rage

Allumées par les mains qui ne cherchent que ravages .

 

Plus rien qu’un innocent regard pour purifier les yeux

Fanés encore jeunes , ils contemplent les cieux

Pour chercher sans se fatiguer un soleil d’espoir ,

Ou une nouvelle étoile pour briller dans le soir .

 

Les cœurs brisés tendent leur bras encore forts

Malgré l’épuisement incurables de leur corps

Ils réclament une main généreuse  pour frôler leurs doigts

Et faire renaître la vie dans leur cadavres une nouvelle foie .

 

Leurs lèvres disparus à force de mordre de douleur

Veulent parler , crier les peines de toutes les couleurs

Que leurs esprits égarés ont supportés depuis toujours

Que leurs cœurs endoloris ont sentis chaque jour.

 

Rien  qu’un mot de chaleur pour les aimer de nouveau

Rien qu’une pensée à leur égard , une goutte d’eau

Pour arroser les gosiers asséchés à force de geindre

Dans la nuit, seuls , ils essaient vainement d’éteindre ,

 

Le feu qui range lentement leurs corps et leurs entrailles.

Ils s’attachent à leurs faibles souvenirs de bonheur

Pour se relever et sortir des profondes failles

Où ils sont tombés poussés par la main du malheur .

 

Rien qu’un souvenir à leur offrir pour combler le vide

A l’approche d’un nouvel an , qui peut être candide

pour certains , mais bien d’autres vivent dans la misère

Et meurent seuls sur les pavés glacés de l’hiver .

Amal

                                                     Le : 30-12-2007
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  MISES A JOUR
Passage tiré d'une ébauche d'un projet d... Articles Le 08/11/2009
 
 
 
 
 
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